Afonction ovarienne
Afonction ovarienne, avec les kystes ovariens, le corps jaune persistant et les follicules persistants, est l’une des acyclicités ou dysfonctions ovariennes. La nouvelle classification des acyclicités et des dysfonctions ovariennes est la suivante :
- Acyclicité de Type I (Afonction Ovarienne)
- Acyclicité de Type II (Follicules Ovariens Persistants)
- Acyclicité de Type III (Kystes Folliculaires)
- Acyclicité de Type IV (Corps Jaune Pseudo-gestant)
L’afunction fait référence à un état où les ovaires sont petits, flasques et lisses. La caractéristique la plus critique est l’absence de structures fonctionnelles distinctes, telles que des follicules ou un corps jaune, l’absence de ce dernier étant cruciale pour la classification. Un symptôme de l’afunction est l’absence de cycle œstral (aucune chaleur observée 60 jours post-partum).
L’afunction est une pathologie reproductive qui retarde la reproduction, prolongeant ainsi le jour moyen de lactation, ce qui entraîne des pertes économiques à la ferme. Cela peut être vérifié dans le rapport de performance RW-1 de la Fédération. Le nombre moyen de jours de lactation (noté jl) détermine la production laitière quotidienne moyenne du troupeau et la rentabilité de sa production. Plus le jour moyen de lactation est court, plus la productivité et la rentabilité sont élevées. La plage optimale devrait être de 160 à 180 jours. Une valeur supérieure à 200 jours peut indiquer, entre autres, des problèmes de reproduction.
Causes de l’Afonction Ovarienne
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- Causes Nutritionnelles :
- Déficits énergétiques
- Déficits en vitamines (vitamines A, D3, B)
- Déficits en micro et macro-éléments (sodium, calcium, phosphore, sélénium, iode, fer, cuivre)
- Troubles de l’absorption
- Troubles Métaboliques Fortement Liés aux Troubles Nutritionnels : Un bilan énergétique négatif peut provoquer des troubles métaboliques, principalement subcliniques, tels que la cétose subclinique ou l’acidose. Ces maladies peuvent perturber la fonction de nombreux organes, y compris le système endocrinien.
- Troubles Liés aux Maladies Post-partum :
Rétention placentaire, métrite, déplacement de la caillette ou cétose clinique. - Conditions de Gestion :
Le système de stabulation entravée, le manque de mouvement, l’insuffisance de lumière solaire ou le stress peuvent également avoir un impact négatif sur la fonction ovarienne.
- Causes Nutritionnelles :
Diagnostic de l’Afonction Ovarienne
L’afunction ovarienne peut être diagnostiquée par échographie. Sur l’image échographique, les structures apparaissent petites, sans corps jaune et avec des follicules mesurant de quelques millimètres à 9 mm ou totalement absents.

À titre de comparaison, l’image d’ovaires fonctionnels.

Caractéristiques de l’Afunction :
Lors des examens échographiques ultérieurs, la taille des follicules ne change pas. Les follicules sont inhibés et ne subissent pas de croissance ondulatoire. L’absence de corps jaune est significative car elle indique que le cycle œstral n’a pas eu lieu.
Dans une image échographique normale, les ovaires sans corps jaune et avec des follicules petits ou absents ont la taille d’une prune.
L’examen rectal seul peut confirmer que les ovaires sont petits mais ne peut pas déterminer s’il existe des structures telles que des follicules ou un corps jaune. Le test de confirmation de l’afunction est un test du niveau de progestérone, qui est bas et n’augmente pas en cas d’afunction.
Traitement de l’Afonction Ovarienne

Les options thérapeutiques pour l’afunction ovarienne sont malheureusement limitées et le traitement symptomatique est souvent inefficace. Une approche consiste à utiliser des préparations contenant des hormones qui agissent sur l’hypophyse, laquelle libère les FSH et LH nécessaires à l’œstrus. D’autres médicaments hormonaux ciblent directement l’ovaire mais sont moins efficaces pour cette condition. Dans ma pratique, j’utilise le plus souvent une méthode impliquant des gestagènes combinés à du GnRH. Comme thérapie de soutien, j’utilise des bolus vitaminiques ou des préparations vitaminiques injectables.
Cependant, il est essentiel de se souvenir qu’aucune méthode symptomatique ne peut être très efficace sans éliminer la cause sous-jacente.
Collaboration de Recherche avec l’UWM Olsztyn
Je présenterai les résultats de ma collaboration avec l’UWM Olsztyn (Université de Warmie et Mazurie) sur l’utilisation d’équipement échographique pour diagnostiquer l’afunction ovarienne, spécifiquement pour déterminer la taille du follicule et adapter le traitement.
J’ai utilisé les appareils 4Vet mini, iScan 1 et iScan 2 de Dramiński pour évaluer les follicules. L’étude était difficile car elle nécessitait une mesure précise du follicule sur l’ovaire afonctionnel. J’ai examiné deux groupes d’animaux :
- Ceux avec des follicules jusqu’à 9 mm (habituellement 3-6 mm)
- Ceux avec des follicules de 9-12 mm
J’ai utilisé une sonde de 9 MHz pour une évaluation échographique appropriée des follicules. La condition pour classer un animal pour l’examen était toujours la présence d’ovaires petits et non fonctionnels avec une absence absolue de corps jaune (même petit).
Selon la taille du follicule, j’ai appliqué différents traitements :
- Le premier groupe a reçu des implants de progestérone pendant sept jours, et en cas d’absence de réponse, le processus a été répété.
- Dans le groupe avec des follicules supérieurs à 9 mm, j’ai utilisé du GnRH à une dose standard. Ici aussi, le traitement a été répété en cas d’absence de réponse.
Conclusion :
Environ 10 % des animaux ont mieux réagi aux implants, mais à mon avis, le temps a joué le rôle le plus important dans les deux cas.
L’étude visait à essayer de sauver les vaches qui sont déjà plus longtemps post-partum et qui doivent être traitées pharmacologiquement ; sinon, elles seront réformées du troupeau !
Le problème de l’afunction ovarienne ne peut être résolu uniquement par des moyens pharmacologiques. Il ne suffit pas de traiter uniquement les cas cliniques. Il faut considérer l’ensemble du troupeau de manière holistique – à travers la nutrition, les maladies passées et les conditions de gestion, ainsi que les visites régulières au troupeau et une documentation médico-vétérinaire méticuleuse. Une bonne coopération entre l’agriculteur et le vétérinaire, et si nécessaire, avec un conseiller en nutrition, est également essentielle.

Vétérinaire : Michał Barczykowski


